Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

La bourde de Bourdin ne fait pas débat chez Dumas

Publié le par Edwige Després

La question « Manuel Valls est sous influence juive ? » à Roland Dumas faisait référence à son épouse Anne Gravoin. Jean-Jacques Bourdin a été fortement critiqué pour avoir incité son invité à avouer son penchant antisémite en prononçant lui même des propos tendancieux.

Non, Jean-Jacques Bourdin n’a pas commis une faute d’éthique mais plutôt une faute légale en posant une question contenant des propos condamnables, sans clairement afficher qu’il ne s’agissait pas de son opinion personnelle mais d’une question de journaliste. Je pense qu’il a suivi sa ligne éditoriale qui couvre essentiellement l’actualité généraliste et comme le précise Marc Autherman, rédacteur en chef adjoint de BFM TV, seule la recherche de l’audience et le buzz sont privilégiés. Jean-Jacques Bourdin a un style direct et il est reconnu pour être sans complaisance. Il a délibérément cherché à faire prononcer à son invité une expression tabou depuis Vichy

Ce n’est pas comme si les auditeurs découvraient la personnalité de Roland Dumas. Jean- Jacques Bourdin l’a bien expliqué sur le plateau de Canal plus face à Ali Baddou : « Si je n'emploie pas ces mots, lui ne va pas les employer, ne pas accepter d’avouer... Moi je pose une question, je ne dis pas ‘’ je pense que Manuel Valls est sous influence juive ’’. Simplement, j'emploie les mots pour que lui accepte de les dire ». Il pense tendre un piège à M.Dumas, qui de son côté, sait qu’il ne risque rien étant donné qu’à aucun moment il ne dit que Manuel Valls est sous « influence juive », il utilise habilement « il est probable » ou « on peut le penser » ou encore « mais tout le monde est sous l’influence de quelqu’un ».

La question « Manuel Valls est sous influence juive ? » ne représente pas un piège pour Roland Dumas qui connait bien l’exercice de style puisqu’il a été un avocat en droit de la presse et de liberté d’expression. Il a parfaitement vu le guet-apens arriver. Roland Dumas entretien l’image d’un homme pro arabe et pro palestinien qui ne cache pas ses relations notamment avec Mouammar Kadhafi ou avec son son ancien ami Jacques Vergès, très engagé auprès du Front de libération nationale algérien (FLN). La Cour européenne des droits de l’Homme dit que le journaliste a le droit de mentionner des textes ou des propos à caractères raciste, antisémite, islamophobe ou de quelque nature que ce soit et même de les faire prononcer à ses interlocuteurs mais il n’a pas le droit d’exprimer une opinion personnelle pour en faire la propagande ou pour faire valoir ses opinions.

Le grand tort de Jean-Jacques Bourdin est de ne pas avoir affiché sa neutralité de journaliste au moment d’utiliser cette expression. Il a manqué de distance et s’expose à la critique sur ses propos qui finalement n’ont rien permis de révéler de nouveau.

La formulation de la question utilisée par M. Bourdin peut être interprétée comme faussement interrogative sans rien soutirer de Roland Dumas. Le projecteur reste braqué sur le journaliste.

Edwige Despres

Publié dans Société

Partager cet article

Repost0

Cannabis : Ça roule en Alaska

Publié le par Edwige Després

Publié dans Économie américaine

Partager cet article

Repost0

États-Unis : Le rude hiver de la côte Est - France USA Media

Publié le par Edwige Després

Publié dans Société

Partager cet article

Repost0

Économie : L’Amérique passe, la Chine rafle la mise

Publié le par Edwige Després

La Chine dépasse les États-Unis et devient la première puissance mondiale. Elle réalise ainsi son ambition précédemment affichée au milieu des années 90 et compte bien ne pas se faire détrôner.

Ni bluff, ni relance

Le rêve américain n’est plus, il faut l’admettre, ces dernières années, les chinois ont gagné du terrain. Faire du Yuan l’autre monnaie internationale pour se débarrasser du dollar et devenir le leader en matière d’innovation, voila le programme de la Chine à horizon 2020. La remontée du dollar à eu des effets négatifs sur quelques entreprises américaines qui ont subi cette hausse, pénalisant leurs exportations et réduisant la valeur des profits de leurs filiales hors du sol américain.

Un nouvel avatar

En chine, les petits princes représentent 60% des consommateurs chinois. Cette population, qu’on appelle la classe moyenne, a entre 20 et 40 ans. Ils restent dans le cocon familiale le plus tard possible et savourent leur salaire devenu leur argent de poche. La rémunération moyenne d’un chinois grimpe de 10% chaque année ce qui rend confiante cette classe moyenne assoiffée de produits de luxe, de voyages et de technologie. Selon une étude réalisée par le cabinet McKinsey, les revenus des ménages urbains appartenant à cette catégorie doubleront d’ici 2022. Une des priorités pour le gouvernement chinois est d’encourager sa classe moyenne à consommer à l’intérieur du pays et renouveler sa capacité à la séduire pour éviter qu’elle ne disperse ses deniers à travers l’occident.

La mise augmente

La Chine n’est plus un pays attractif pour ses bas coûts liés à la main d’oeuvre. La faute à l’augmentation rapide des salaires qui a progressé de 12% chaque année sur les 12 dernières. Le coût horaire chinois atteindra vraisemblablement 43% du coût américain en 2015. Pour être dans la course, les chinois délocalisent en Ethiopie où les coûts sont très compétitifs. Amnesty International voit d’un mauvais oeil ce nouvel « eldorado du coût », cette organisation reste très préoccupée par les conditions dans lesquelles les hommes sont mis à contribution.

Sky is the limit

Considéré comme l’une des plus sensationnelle réussite en Chine, le groupe Alibaba est aujourd’hui évalué à 168 milliards de dollars, une valorisation nettement supérieure à ses concurrents américains Amazon et eBay.

Alibaba a par ailleurs influencé la remontée de Yahoo en rachetant pour plus de 6,3 milliards de dollars de ses parts. Sans doute pour préserver sa propriété intellectuelle, la Chine s’émancipe avec son nouveau système d’exploitation national, elle s’affranchit de la domination de Microsoft et de Google. Si 230 millions de téléphones sont en circulation aux États-Unis, selon le cabinet Flurry Analytics, la Chine en comptera 246 millions d’ici la fin du mois de février. Le cabinet IDC note que c’est le constructeur Xiaomi qui est devenu en 2014 le premier vendeur de smart phone en Chine devançant Samsung ou Apple. Mais le talon d’Achille de l’empire du milieu est sans conteste le niveau de ses ingénieurs. Le nombre de chinois diplômés est très élevé et ne cesse d’augmenter mais le nombre de jeunes compétents qui débutent sur le marché du travail est inférieur au normes internationales attendues. Le système éducatif chinois privilégie la théorie, la plupart des candidats à un poste d’ingénieur arrivent avec une expérience pratique insuffisante. Les États-Unis sont loin devant la Chine et l’Inde dans la formation d’ingénieurs performants. La Chine veut accroitre sa capacité à éduquer des ingénieurs d’élite entre 2010 et 2020. Elle s’est lancée un défi de taille de réaliser un avion de ligne chinois.

L’hégémonie des États-unis est menacée, elle doit se réinventer pour ne pas se faire rattraper par le rouleau compresseur chinois. Comme l’a dit Jaques Chirac en 2002 au journal Libération « La mondialisation est un nouveau visage de l’aventure humaine ».

Edwige Despres

Publié dans Économie, USA, Chine

Partager cet article

Repost0

Le retour discret de l'automobile française aux États-Unis

Publié le par Edwige Després

Publié dans Économie France USA

Partager cet article

Repost0

Quand Facebook et Apple remboursent la congélation d'ovocytes de leurs employées

Publié le par Edwige Després

Publié dans Économie américaine

Partager cet article

Repost0

La nouvelle arme de séduction de la Silicon valley

Publié le par Edwige Després

Publié dans Humeur du jour

Partager cet article

Repost0

Assistance à l’Europe en danger…

Publié le par Edwige Després

L’Europe voit en la rencontre entre Alexis Tsipras et Martin Schulz une première lecture des plans d’actions de la Grèce. Chacun avance un pas après l’autre. L’Europe compte bien durcir le ton si la Grèce n’entre pas dans le rang.

Dimanche 25 janvier, a eu lieu la première rencontre officielle entre Alexis Tsipras, le nouveau Premier Ministre grec et Martin Schulz, le Président du Parlement européen.

Alexis Tsipras a déclaré que cette visite a pour objectif de sceller la relation et de « trouver des solutions sur une base commune ». Il a assuré « ne pas chercher le conflit » avec les partenaires européens, notamment l'Allemagne avec laquelle la communication n’est pas favorable.

Leurs échanges ont été rassurants selon Martin Schulz avant l’ouverture des désaccords sur les mesures d’austérité et la dette grecque.

M. Schulz assure que le gouvernement de M. Tsipras veut travailler dans un esprit de partenariat et Bruxelles tente de trouver une solution pour éviter une sortie de la zone euro. Martin Schulz fait état d’un début de fracture et recommande à Alexis Tsipras de « cesser ses attaques contre Angela Merkel ». L’UE redoute le couple Tsipras-Poutine, le nouveau gouvernement grec a multiplié les déclarations pro-russes. Martin Schulz a prié Alexis Tsipras de ne pas s'écarter de la position de l'UE vis-à-vis de la Russie dans le conflit ukrainien.

Les deux hommes ont abordé le programme du nouveau gouvernement et la lutte contre l'évasion fiscale. Alexis Tsipras aurait évoqué directement une restructuration de la dette. M. Schulz confirme ne pas avoir fait le déplacement pour amorcer une négociation de la dette grecque (320 milliards d’euros, 175% du PIB) mais pour « renouer le dialogue, après les problèmes de communication pendant les élections parlementaires grecques ». Angela Merkel a exclu un "nouvel effacement".

Pour la commission européenne, il n’est pas question de supprimer la dette, ni d’accepter un effacement, même partiel. Le gouvernement grec décide alors de missionner la banque Lazard comme conseil sur la dette.

L’Allemagne sera intraitable et les débats promettent d’être cinglants.

Y aura-t-il des conséquences, en accordant aux Grecs ce qui a été refusé jusqu’à présent à d’autres ?

Edwige Despres

Publié dans Économie européenne

Partager cet article

Repost0

Épidémie de rougeole : Obama lance une campagne de vaccination

Publié le par Edwige Després

Publié dans Société

Partager cet article

Repost0